Abdel Aal : La sécurité nationale libyenne est indissociable de celle de l’Egypte
Aqilah Saleh : Nous pouvons appeler les Forces Armées égyptiennes à intervenir en Libye en cas d’intervention étrangère
Le président de la Chambre égyptienne des députés, Dr Ali Abdel Aal, a reçu hier le président du Parlement libyen, Aqilah Saleh, qui a pris part à la séance plénière du Parlement égyptien.
L’accord conclu entre Ankara et Al-Sarraj contredit les accords de Skhirat et représente une violation de la souveraineté libyenne, a commencé par souligner Aqilah Saleh devant le Parlement égyptien. Et le haut responsable libyen de renchérir que ledit accord avec la Turquie n’a pas eu le consentement du Conseil libyen des députés et constitue une menace à la sécurité de la région, violant de la sorte la convention des Nations Unies sur le droit de la mer. “Le gouvernement d'entente sous la présidence d’Al-Sarraj abrite les milices armées et cela contredit les Chartes et le droit internationaux”, a-t-il martelé.
Aqilah Saleh a dans son allocution devant le Conseil égyptien des députés souligné : “Je mets en garde contre les dangers de la guerre que mènent les éléments terroristes pour faire avorter l’Etat national en Libye”. Le président du Parlement libyen a accusé Al-Sarraj de comploter et d’avoir ouvert la voie à la Turquie pour envoyer ses troupes militaires et ses milices, afin de transformer la Libye en un Etat ottoman.
“Le gouvernement d’entente d’Al-Sarraj pille et terrorise les citoyens, alors que ces derniers cherchent à établir un Etat civil et démocratique, mais ces tentatives seront mises en échec, de même que le complot fomenté par la Turquie, cet Etat connu pour son histoire sanglante et son appui au terrorisme”, a tempêté Aqilah Saleh. Il a à cet effet souligné : “Il se peut que nous appelions les Forces Armées égyptiennes à intervenir, en cas d’intervention étrangère dans notre pays. Nous pourrons appeler l’Egypte à venir en appui au peuple libyen, parce que l’Egypte nous a toujours soutenus dans les périodes critiques”. “L’histoire - ce témoin juste et équitable - témoigne de la position de l’Egypte auprès de la Libye lors de l’invasion italienne”, a-t-il martelé.
Aqilah Saleh a d’autre part déploré l’absence d’une reconnaissance de la communauté internationale vis-à-vis des faits invariables, ce qui signifie la négligence de la volonté des Libyens et de leur droit de défendre leur nation. Il a appelé à une position arabe unifiée pour reconnaître le droit du Conseil libyen des députés à exercer ses missions, puisqu’il est la seule entité libyenne légitime.
Aqilah Saleh a enfin accusé - lors de déclarations à la chaîne “Extra News” - les milices à Tripoli de violer le cessez-le-feu, affirmant que sa visite en Egypte n’est pas la première et qu’elle intervenait dans le cadre des tentatives de règlement de la crise libyenne.
Le président du Parlement égyptien, a pour sa part, affirmé que les relations Egypte-Libye, sont profondes et solides sur tous les plans sociaux et politiques. Les deux peuples partagent en fait des points communs, a-t-il rappelé, et ont des intérêts stratégiques nombreux et communs, qui “nous imposent la nécessité de toujours se consulter autour des différents dossiers communs”, a souligné Dr Ali Abdel Aal. Et de renchérir que la sécurité nationale libyenne est liée étroitement à celle de l’Egypte, à la lumière des réalités géographiques et politiques qui lient entre les deux pays.
L’éminent responsable égyptien a souligné, dans son allocution à la séance plénière du Parlement égyptien, que la commission générale du Parlement égyptien, avait fortement condamné l’aval du Parlement turc au déploiement militaire en Libye, indiquant que cette démarche constitue une violation des résolutions internationales et du Conseil de Sécurité sur la Libye.
Et Dr Abdel Aal de marteler : “L’Egypte n’hésitera point à soutenir ses frères Libyens et il faut mettre un terme aux ingérences étrangères illégitimes dans les affaires libyennes”. Il a conclu que les richesses de la Libye appartiennent à son peuple, tout en mettant l’accent sur le plein appui de l’Egypte à la position du Parlement libyen et sur la capacité du peuple libyen et de son Armée à se redresser.